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CINÉTISMES

NUMÉROS THÉMATIQUES

Appel à contribution thématique, vol.1 n°02 – Date de limite de soumission 1er novembre 2022
Cinétismes, vol. 1, n°2, février 2023

SYSTÈME LANGAGE-MEMOIRE : APPLICATIONS, CRITIQUES & PERSPECTIVES

 Cinétismes est une revue scientifique pluridisciplinaire et internationale qui promeut un regard transversal sur les phénomènes du langage (signe, texte, langue, mémoire), œuvre pour un dialogue entre diverses générations de recherches et de chercheur.e.s, pense la pluridisciplinarité en sciences humaines et sociales dans une démarche à la fois historique et prospective, défend l’implication du chercheur et de la recherche dans la société.

Ouverte aux collaborations interdisciplinaires, Cinétismes publie deux numéros par an (février et septembre) constitués d’un numéro thématique, composé de dix articles au maximum. Les appels à contribution servent de cadrage. En dehors du dossier thématique, est prévu un numéro varia (thèmes libres, hors-série ou notes de lectures). Le dossier varia peut inclure des articles hors thématiques ; des entretiens avec des chercheurs ou des experts issus de différents champs disciplinaires du langage afin qu’ils partagent des moments clés de leurs expériences de recherche, des revues de littérature ou des notes de synthèse (review paper) sur un sujet précis et indiquant de nouvelles pistes de recherche. Le dossier Varia fait l’objet d’un appel permanent.

Les comités (scientifique, de lecture, de rédaction) de Cinétismes reflètent la diversité des disciplines et des unités d’appartenance des membres de ses comités afin de matérialiser son ambition pluridisciplinaire et internationale. Si son lectorat est essentiellement francophone, la revue Cinétismes accepte également toute contribution d’intérêt en langue anglaise.

La revue Cinétismes invite à cet effet les chercheurs et chercheuses de champs disciplinaires variés à soumettre un article original qui paraîtra en février 2023. Pour ce numéro sont interrogées les nouvelles approches et méthodes d’analyses des sciences du langage appréhendées à travers la linguistique cognitive, notamment celles qui s’appuient sur les systèmes langage-mémoire aux plans adaptatif de la performance/intuition et de la compétence/intention linguistiques.

Mots-clefs : langage, espaces mentaux, monde, grammaire, cognition, ontologie

Calendrier
  • Lancement de l’appel : 31 mars 2022
  • Date limite de soumission des articles : 1er novembre 2022
  • Notification d’acceptation aux auteurs : 15 décembre 2022
  • Date limite de réception des articles corrigés : 15 janvier 2023
  • Parution du dossier : 1er février 2023
Modalités de soumission et d’évaluation

Les articles sont à soumettre en ligne à revuecinetismes@gmail.com au plus tard le 1er novembre 2022.

Vous trouverez sur la page d’accueil du site web de la revue: https://www.revue-cinetismes.com/ 

  • les appels à contribution en cours
  • les modalités de soumission pour un article ou pour un dossier thématique
  • les modalités de soumission pour un dossier Varia
Normes de rédaction

Les normes éditoriales, la politique éditoriale et la politique d’évaluation sont disponibles sur le site-web de la revue à l’adresse suivante: https://www.revue-cinetismes.com/normes/

Tous les articles proposés pour une publication dans Cinétismes (thématiques ou varia) sont soumis à une évaluation en double aveugle par deux experts.

Langues acceptées 

français, anglais

Politique de diffusion
  • Publication en libre accès. Cinétismes propose un accès gratuit et immédiat à tout son contenu sur le principe de la vulgarisation gratuite de la recherche.
  • Frais d’instruction : Non
  • Frais de publication/insertion de l’article après acceptation et corrections: 35.000FCFA ou 55EUR

Comment se formalisent en discours les deux fonctions fondamentales que sont le langage et la mémoire ? Comment notre expérience et notre évolution se connectent-elles entre-elles pour œuvrer ensemble vers la construction d’une signification discursive élaborée ?

Trois conditions sont en général nécessaires en linguistique guillaumienne  : un matériel signifiant (sonore, graphique, électronique par extension), une aptitude référentielle au monde extérieur (sens factuel du signe, signifié d’effet observable) et une compétence de représentation entre les énonciateurs enrôlés dans le processus langagier (processus par lequel le signifié de puissance ou virtuel est actualisé et intégré à l’expérience réelle, devenant ainsi un signifié d’effet ou un signe au sens saussurien).

Gustave Guillaume résume ces aptitudes en un processus : la signifiance ou encore la symphise, c’est-à-dire en termes « d’association », non pas d’un signifiant (le signe saussurien), d’un signifié de puissance et d’un signe (1964 : 246-247). La signifiance correspond ainsi à un « principe de représentation de l’expérience antérieure à toute référence à l’expérience réelle » (Catherine Douay & Daniel Roulland, 1990 :167). Il y a donc dans la production langagière comme une sorte de relai organisateur de l’expérience, d’une part, qui conditionne l’expression d’autre part, que l’on attribuerait volontiers à la mémoire et à sa capacité intégrative et compréhensive.

Banjac et coll. (2021) dans le cadre du modèle LuM (Langage/union/Memory) mettent en évidence la synergie entre réseaux spécifiques des systèmes langage-mémoire d’une manière intéressante pour la linguistique. En synthèse, le langage en tant qu’il est associé à une mémoire déclarative permet d’observer trois types de connectivité fonctionnelle : l’une de la langue (phonologie, syntaxe, production de la parole), l’autre du réseau attentionnel (articulation, compréhension) et l’autre encore de la réception (transformation associative, compétence lexicale, compréhension, sémantique, interprétative), sans qu’une frontière étanche soit établie entre ces différents niveaux.

Le rôle joué par la mémoire est ainsi dans sa capacité adaptative en faveur de la transcription des diverses réalités/situations linguistiques en acte de langage, autant que lui impose la signifiance à propos du dire, signum in esse, par extension au monde à dire, signum in fieri. Ce rôle révèle aussi l’importance dephénomènes mentaux de nature symbolique sur lesquels les opérations intentionnelles reposent. La formation grammaticale et la formation rhétorique deviennent alors adaptées et proportionnées et la systématique habituelle prend la forme d’un système dynamique à l’origine de nombreuses distorsions perceptives et langagières. On fait appel au souvenir pour analyser et exprimer convenablement ses pensées à l’aide du langage mais sans qu’il y ait toujours un gage de compréhension/de savoir dire, au-delà de soi-même, pour l’autre et donc de réponse. Autant de situations de discours autour desquelles naissent de nombreuses formes langagières dont le gage de réception n’est pas toujours au rendez-vous (ordre logique, ordre sémantique, symbolisme, moyen, réalisation matérielle, procédures d’inférence, institution sociale). Autant produit que producteur, causé que causateur, la signifiance parait ainsi dépendre d’un enchevêtrement d’opérations qui unissent, l’intention et l’intuition, le langage et la mémoire (Gustave Guillaume, 1973 : 121-133).

Méthodologiquement et épistémologiquement, il paraîtrait fructueux de voir comment les processus cognitifs affectent les perceptions engendrées par ces situations en langue, textes et discours dans les sciences du langage à la lumière de la linguistique cognitive.

Le chercheur est alors invité à penser de nouvelles approches/méthodes/outils explicatifs des différents niveaux cognitifs des interactions discursives dans des contextes signifiants variés (langues, paroles, textes) pour voir comment ceux-ci contribuent à l’émulation scientifique et témoignent le développement d’interfaces disciplinaires.

Axes de réflexion

Les contributions de ce premier numéro de la revue Cinétismes pourront aborder un des trois points suivants (ou les combiner) :

Axe 1: Critiques : Réflexion sur les options méthodologiques et épistémologiques du cognitif en linguistique: certaines études pourraient mettre en lumière comment les préoccupations cognitives ont émergé sous une forme constructiviste dans les sciences du langage. Ces phénomènes pourront relever de différents niveaux : langage, inférence, croyance. Les études pourraient porter sur l’identification des lieux et des situations paradoxales (représentations symboliques, conscientes ou délibérées), tout en questionnant les besoins simultanément contradictoires qu’ils soulignent. Les articles pourraient porter sur les tensions que ces situations paradoxales engendrent pour la compréhension/signification.

Axe 2:Applications : Implication des critères espace/temps, intuitionnel et intentionnel, en syntagmatique (identification, mémoire sémantique, mémoire épisodique, modification structurale de la morphologie, niveaux de description syntaxique…): il s’agit ici de différencier les niveaux d’existence de la cognition dans la recherche d’équilibre des formes grammaticales, de voir le rôle des réseaux sémantiques. Les études pourront interroger le temps comme modèle intuitif  d’articulation des événements et d’idées dans l’intervalle de sa représentation physique et évènementielle ou de sa division de l’expérience sociale. La réflexion pourrait être orientée vers les analyses opératives qui permettent de construire des équilibres dynamiques, des trajectoires de sens par-delà l’extrême désordre des idées, des pensées et des paroles aux valeurs communes ou représentations.

Axe 3: Synthèses : Compte-rendu d’études théoriques et expérimentales des mécanismes de performance et de compétence dans le but d’envisager des perspectives pour une meilleure valorisation des recherches cognitives dans le domaine des sciences du langage: des recherches pourront être menées sur les enjeux et intentions expliquant ou justifiant la détermination de telle ou telle approche/méthode/outils pour soutenir chaque modèle. Certaines études pourraient clarifier un modèle explicatif.

Références bibliographiques

Douay, C., Roulland D. (1990). Vocabulaire technique de la psychomécanique du langage. Les mots de Gustave Guillaume. Presses Universitaires de Rennes 2 et Laboratoires du Cerlico.

Saussure (de) F. (1916). Cours de Linguistique générale. Paris : Payot.

Guillaume G. (1964). Langage et Sciences du langage. Paris : Nizet et Québec : PUL.

Guillaume, Valin, R. dir. (1973), Principes de linguistique théorique. Québec: PUL et Paris: Klincksieck.

Roger E., Banjac, S. Thiebaut de Schotten, M. & Baciu, M., Missing links: the functional unification of langage and memory (LuM), Neuroscience and Biobehavioral Reviews, 2021, Doi:10.1016/j.neubiorev.2021.12.012

Lancement de l’appel : 31 mars 2022

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